Cet incendie...
(en souvenir de FB)
Cet incendie-là n’était pas l’aurore...
Au bord de ces falaises que besognent les tempêtes,
nous allions sous un ciel sans fond insoucieux des vertiges ;
on n’avait pas 16 ans, on était immortels.
La nuit dévorait tout,
les murailles dorées de Carmélide,
la noirceur du monde et la simple beauté des choses.
Et chacun pour conjurer les naufrages
apportait au brasier sa brassée de fagots.
Dans l’air chargé de bruyère et de criste marine,
les "tinkers" en piaffant dispersaient la cendre des hécatombes,
tandis que nous, silencieux et très chastes,
contemplions la consomption du monde dans l’œil incendié de nos chevaux.
Que voyons-nous du feu ?
Le bois qui se consume ou la lueur de l’incendie ?
Ce texte a une empreinte ; elle précède la vôtre.
© 2020 — preuve d'antériorité conservée.
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