In girum imus nocte et consumimur igni

In girum imus nocte et consumimur igni
Is it solipsistic in here, or is it just me?

jeudi 19 février 2026

Revenir du jardin

À quoi bon revenir du jardin des anciens,
quitter cette beauté offerte ?
Le friselis de la rivière entre les branches basses
et, agrippés au mur du vieil abri de pierre,
à l’armature rouillée de l’ancienne gloriette,
les rosiers chatoyants de cétoines.
J’ai bu à des sources amères
le lait d’Éléos
et le schnick des caboulots.
À quoi bon,
savoir la langue des ténébreux ;
et les faubourgs mélancoliques où l’on flâne
jusqu’aux alcôves profondes comme la couche de Babalon ?
À quoi bon tout quitter,
si tu ne peux, de ta fenêtre,
me voir revenant des mondes que j’invente.

Ce texte a une empreinte ; elle précède la vôtre.
© 2026 —  preuve d'antériorité conservée.

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